Et bien jamais je n’aurais cru penser cela, mais je pense que je préfère le vélo au « trekking ». Mon corps est habitué à pédaler maintenant, pas à monter des montagnes avec un vieux sac à dos loué beaucoup trop cher. Cette semaine, j’ai fait trois jours de marche dans la superbe vallée de Karakol. Mes pauvres mollets souffrent terriblement. Non mais, entre vous et moi, c’est quoi l’intérêt ? Ça prend une heure faire trois kilomètres alors qu’en vélo, bien que tu ne peux pas aller partout, ça prend 5 fois moins de temps !

Pour faire une histoire courte, voici les highlight de mon aventure en montagne…

J’ai d’abord pris le transport en commun pour la première fois depuis le début de mon voyage. C’est toujours une expérience ce « contact corporel » avec les locaux!
On m’a donc déposé au début de la route qui mène au « camp de base ». Un bon 12 km de marche à côtoyer quelques jeeps russes des années 1950 qui y circulent, des gens à cheval et des touristes marcheurs.

Arrivée à destination, il y a quelques tentes de plantées et une genre d’auberge de montagne rudimentaire. Sans oublier, Altin Arashay, de son nom, est un endroit où on trouve des « hot spring » ouououououou! Je les garde pour le lendemain…
Mon objectif est donc de me rendre au lac Ala-Kel, qui se situe à 3510 m d’altitude. Un vieux guide venu de la capitale me répète durant toute la soirée, c’est une mauvaise idée, tu ne seras pas capable, c’est dangereux, une fille seule, faudrait que tu partes à 6h du matin pour être capable de t’y rendre, bla, bla bla… Avec tous ces commentaires, j’avais amassé assez d’orgueil pour lui prouver le contraire. Le lendemain, fidèle à la paresseuse que je suis, je part pour le lac vers 10hrs…

Première constatation, il n’y a aucune indication et les sentiers (qui servent aussi aux bergers, aux moutons et gens à cheval) partent dans toutes les directions. J’ai le temps de me perdre plusieurs fois, à l’aller comme au retour.

Deuxième constatation, quand je crois arriver au top, je suis encore loin du but. Il reste au moins une heure pour me rendre à la « Pass » à 3860m. Je vois la trail au loin et je réalise que ça prendrait presque qu’une corde d’escalade pour ne pas mourir. À ce moment, il est déjà 14hrs et je suis exténuée. Je rebrousse chemin vraiment très déçue d’avoir fait quatre heures de marche pour presque pour rien….

Au retour, je suis à bout, je me parle tout haut et je me perds une xième fois… Arrivé à l’auberge, croyez-moi, les hot spring furent nécessaires !

Durant ces trois jours, j’ai tout de même rencontré des Israéliens et des Russes vraiment sympathiques et je dois avouer, les paysages furent à couper le souffle. Le ciel, rempli d’étoiles et l’air pur, quel bonheur ! Par contre, la prochaine fois, j’en ferai moins et je prendrai plus au sérieux les conseils des experts !

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