Après seulement trois semaines ici je fais face à mon premier « down ». I guess it’s normal. Le retour à la capitale, malgré le fait que je l’ai choisi pour des raisons pratiques, est comme un retour en arrière, alors que je ne devais pas y revenir.

 Je suis de retour à  Bichkek depuis 4 jours déjà, et la plupart des choses tournent plutôt vers le plate. Quelques exemples pour vous convaincre que les planètes ne sont pas alignées en ma faveur :

— À peine arrivée à l’auberge, je réalise que j’ai pris un intense coup de soleil dans le dos. Tellement que j’ai des cloques. Ça fait mal, oui, et c’est difficile de bien dormir. Mais là, j’ai compris : fini  ma camisole noire en vélo, car je ne peux atteindre seule une partie de mon dos avec la crème solaire…

— Aujourd’hui, j’ai fait 4 guichets automatiques avant d’en trouver un qui accepte ma carte. Une fois mon argent retiré, je me dis YÉ, je vais dépenser un peu au marché extérieur. Après 5 minutes dans cet endroit très achalandé, je réalise que j’ai été la pauvre innocente victime d’un pickpocket des plus professionnel. Je sentais qu’un truc bizarre se passait, qu’une femme me retenait sans cesse, alors j’ai rangé ma petite sacoche dans mon sac. C’était déj trop tard. Arrivée pour payer des bonbons, je réalise que le budget de plus de 2 semaines de voyages a été volé…

— Le flash de ma camera ne fonctionne tout simplement pas. Duree de vie; 1 mois et une semaine…

 — Il fait chaud en sapristi. À 17 h 30, le thermomètre indiquait 37 degrés Celsius.

 — J’étais venue, entre autres, pour acheter des cuissards. J’ai dû faire 3 magasins avant de trouver la seule paire de Bishkek. En cherchant le premier magasin, on m’envoie à l’autre bout de la ville alors que le magasin en question est à l’autre extrémité de cette rue. Mais, au moins, j’ai appris une chose, ici, les noms et numéros de rues ne sont pas les même de chaque coté d’une même rue. Essayer de comprendre la logique…

Au-delà de tous ces points plus négatifs, je me divertis beaucoup à l’auberge de jeunesse. Il y a, entre autres, un groupe d’alpinistes polonais qui arrivent d’une expédition (Peak Lenine, 7134 m), ils sont saouls du matin au soir, deux Belges très sympa,un Allemand déjà rencontré auparavant durant mon voyage et plusieurs Suisses à vélo.  Des gens bien à qui je peux partager mes petits soucis !

 Par contre, je ne peux pas vous cacher que ce soir, j’ai vraiment besoin d’une bonne piva (bière), malgré le fait que je m’étais dit, j’arrête l’alcool jusqu’à mon anniversaire…

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