Le Sénégal et le Kirghizistan se vantent de l’hospitalité de leur peuple. Et bien c’est officiel, j’ai trouvé un endroit dans le monde où les gens sont encore plus hospitaliers : le Kazakhstan !

C’est peut-être juste parce que je suis québécoise et que je suis tombée sur une dizaine de personnes qui sont toutes en processus pour l’obtention de leur visa au Québec, qui parlent français et qui sont curieuses de cette culture, mais mon arrivée à Almaty, n’est pas passée inaperçue ! En quelques jours seulement j’ai rencontré tant de gens extraordinaires qui ne souhaitent que discuter avec moi. Faut dire que les touristes se font rares ici!  Mon hôte Émile (de son vrai nom  Dilshat) et ses amis m’ont organisé tout un planning pour mes 10 jours dans la capitale. Je me sens comme en voyage organisé, ça fait changement du vélo!  Chaque jour, il y a quelque chose à l’horaire, une activité pour que je puisse découvrir le Kazakhstan « des sauvages  » et non le moderne… Parce que le moderne est bien présent ici. Dans la ville, il y a plus de BMW, de Mitsubichi et de Subaru que dans tout le Québec réuni et les boutiques chics de hautes coutures pleuvent. Évidemment, le coût de la vie est plus élevé que partout ailleurs en Asie centrale mais un peu de contact avec un mode de vie plus occidental fait du bien à l’occasion.

Pour ceux qui s’inquiétaient de ma santé ou de mon moral, et bien présentement dans mon voyage je me sens à l’hôtel 5 étoiles. L’appartement de la famille où je séjourne est parfait et mentalement je trouve cela passionnant de partager mon quotidien avec des jeunes d’ici, ouverts d’esprit et dynamiques. Ça fait tellement du bien de pouvoir avoir de vraies conversations, après presque deux mois à raconter les mêmes 5 mots que je connais de russe !

D’un autre côté, j’ai lu que le Kazakhstan arrive en 150ème  position sur 175 en ce qui concerne la liberté de presse. Le président est en poste depuis plus de 20 ans (et compte bien y rester d’après ce que j’ai compris) et la corruption est omniprésente dans toutes les sphères sociales. Mais tout cela, je ne l’ai pas ressenti. Aux yeux de la touriste, plusieurs subtilités échappent. Par contre, Émile m’a mentionné que la force du pays, ce sur quoi le président mise, c’est que malgré les différentes ethnies et religions qui cohabitent, il y a la « paix ». Les musulmans ne tentent pas d’avoir plus de pouvoir que les orthodoxes et les Russes ne sont pas victimes de racisme de la part des Kazakhs.

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