(texte publié dans le journal –  Le Courant des Hautes-Laurentides, au cours du mois de septembre 2011)

Pour ceux qui suivent mon périple sur internet savent sûrement déjà qu’à Almaty j’ai été accueillie en reine québécoise auprès d’un petit groupe de francophiles désirant venir s’établir dans notre belle province. Après plus de dix jours passés avec eux, l’appel du large a pris le dessus sur le confort qui s’était installé dans ma petite vie de nomade.  Le temps que j’aurai passé à Almaty  m’aura permis, outre le fait de bien visiter les environs, de mieux comprendre certaines réalités et perceptions des Kazaks. Pour la première fois j’ai pu parler en français, ça change des conversations limitées que j’ai en russe : « Tu viens d’où?, Tu as que âge?, Mariée?, Quel est ton travail? »

Avec mes nouveaux amis, j’ai pu discuter de la perception qu’ils avaient de la vie en Union soviétique, avant l’indépendance du pays, en 1991, comparée à celle d’aujourd’hui. J’ai été surprise de savoir que les avis sont très partagés sur le sujet. Nous savons tous, peu importe le modèle politique dans lequel nous vivons, qu’il y aura toujours des points positifs et négatifs à tout régime politique et que rien n’est parfait ! Mais pour en revenir à l’URSS, certain préféraient la facilité qu’il y avait à vivre dans un régime communiste:la gratuité des services, l’effervescence culturelle et surtout, le fait d’avoir une idéologie, un rêve commun à toute une nation. Par contre, d’autres se réjouissent de la dissociation de l’union,aujourd’hui, ils se sentent plus libres de consommer les biens qu’ils désirent, de s’exprimer et de pouvoir être différent de la collectivité. Ne plus être pris dans un certain moule.Sans oublier le fait de pouvoir sortir du pays, pouvoir voyager plus facilement.

Pour moi, il était très intéressant de discuter de cela avec mes nouveaux amis. Évidemment, je ne prétends pas vouloir jouer à la journaliste professionnelle, bien au contraire, j’essaie juste de mieux comprendre un événement qui a marqué tous les peuples d’Asie centrale, et indirectement le reste du monde. Ce sujet est tellement plus complexe, avec des subtilités culturelles et ethniques, qu’il me faudrait bien plus que 10 jours pour mieux le cerner, mais je me réjouis, puisque  les discussions que j’ai eues ici me permettent au moins de mieux comprendre le pays, et surtout les gens qui y vivent, car l’histoire, le passé, c’est ce qui forge notre identité en tant qu’individu, mais aussi en tant que nation.

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