(texte publié dans le journal Le Courant des Hautes-Laurentides, novembre 2011)

Après avoir passé 108 jours dans trois pays d’Asie centrale et parcouru plus de 3500 kilomètres, il est temps pour moi de dire au revoir à cette partie de la terre. Déjà, je me suis débarrassée du vélo et j’ai pris l’avion pour Paris, question d’y passer quelques jours avant le retour à la maison.

Mais quelle tristesse de m’être séparée de mon compagnon à deux roues, bien que la vente était désirée depuis longtemps. C’est tout de même arrivé d’une drôle de façon, j’étais à Bukhara, une des villes les plus visitées de l’Ouzbékistan, puis en passant devant un magasin de marionnettes, j’ai décidé de m’y arrêter pour acheter un souvenir à une amie. En parlant avec l’artisan, je me rends compte qu’il est très intéressé par mon vélo. Je lui mentionne alors mon désir de le vendre et il me répond qu’il veut l’acheter. Après presque une heure de discussion (les Ouzbeks sont réputés pour leur tendance à la négociation), on s’est finalement entendu sur un prix. Bien que j’étais contente pour lui, car il aura certainement le meilleur vélo de la ville, j’avais tout de même un pincement au coeur de devoir m’en séparer.

Mais outre le vélo, le plus grand stress que j’ai eu avant de partir était de passer la frontière. En effet, j’avais entendu des histoires d’horreur sur le fait que les douaniers passaient en revue le contenu des sacs, fouillaient dans l’ordinateur et demandaient souvent de l’argent pour des taxes inventées. Comme j’avais quelques bouteilles de vodka, beaucoup de noix et pris des tonnes de photographies, j’espérais qu’aucun douanier ne m’intercepte. Finalement, ce fût plus de peur que de mal, j’ai passé la frontière comme si de rien n’était et on m’a à peine regardée !

Pour conclure cette belle aventure, je répondrais oui aux gens qui me demanderont si je suis contente de mon voyage. J’ai vécu des moments extraordinaires, vu des paysages à couper le souffle, et rencontré des personnes inoubliables. D’un point de vue professionnel, mes objectifs de tourner des images pour un film documentaire et prendre des photographies destinées à une exposition sont atteints, je devrais néanmoins travailler extrêmement fort pour voir ces images être diffusées au Québec. Je m’enligne donc vers un nouveau projet, celui de partager cette expérience de vie avec le plus de gens possible!

À suivre…

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