Le soleil brille encore, la route est facile


C’est l’automne dehors et je reviens fébrile

J’avais tellement à t’dire,  j’savais pu comment faire

J’ai préféré partir, j’ai préféré me taire
 
-Vincent Vallière

Du plus loin  que je me rappelle,
j’ai toujours aimé Vallières.
Ses chansons, la simplicité qu’il dégage, son authenticité.

Au fil des albums, son désir de liberté, de voler, s’est subtilement  transformé en une envie profonde de se poser.  Étrangement, le voyage m’a aussi apporté cette envie. À force de ne jamais savoir où l’on va dormir ou ce qui arrivera le lendemain, ça devient épuisant.

Aujourd’hui, quelques jours seulement après mon retour au Québec, je me retrouve encore devant rien, c’est une liberté qui me permet d’aller ou je veux, certes, mais faire des choix est une chose d’assez épuisant et je suis fatiguée. En fait, ce qui m’appelle le plus n’est  qu’une forme de stabilité. Un petit toit où il ferait bon y vivre.  Le repère tranquille de Vallières est une personne, pour moi, il est simplement un lieu.

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