Projet Asie Centrale à vélo

Ce projet découle directement d’un voyage fait à vélo, seule, au Kirghizistan, au Kazakhstan et en Ouzbékistan. Le voyage est un risque, un danger, et ce, peu importe la destination. Mais, en tant que femme, cette notion semble s’amplifier, comme si les autres se sentaient aussi menacés par la présence d’une étrangère. Voyager seule, en bicyclette, dans un pays où on ne comprend aucune des langues parlées est-elle une affaire à risque? À force de me le faire dire et redire, j’ai fini par avoir peur et être malheureusement convaincue que le voyage était dangereux. Cependant, ce périple n’était qu’un prétexte pour réaliser que j’ai sans cesse besoin de provoquer le risque. C’est ma manière de trouver l’inspiration, en allant en dehors de ma zone de confort. Le risque est une partie intégrante de ma démarche et m’oblige bien souvent à réfléchir en terme de survie. Cette réflexion s’inscrit aussi parfaitement dans mon cheminement en me permettant d’explorer le monde tout en continuant ma quête, celle du risque, mais surtout celle de l’Autre.

Pour télécharger: *Le dossier de presse de l’exposition *La description du projet d’exposition

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