Lole White tour sur la route

Dans le cadre du mois du Yoga, Lole a décidé de faire les choses en grand! Ils ont organisé plus d’une cinquantaine de meets-up yoga, partout dans le monde! À Montréal, c’est 75 personnes qui se sont réunies au siège social de Lole pour un instant de paix. Merci à Marie-Eve Bertrand et Marie-Eve Corriveau pour l’animation de la séance puis à toute l’équpe d’organisation pour la confiance 🙂

Namaste

Lole_OTR_MPSavard-1Lole_OTR_MPSavard-2Lole_OTR_MPSavard-13Lole_OTR_MPSavard-12Lole_OTR_MPSavard-7Lole_OTR_MPSavard-10Lole_OTR_MPSavard-9Lole_OTR_MPSavard-14Lole_OTR_MPSavard-5Lole_OTR_MPSavard-3Lole_OTR_MPSavard-8Lole_OTR_MPSavard-4Lole_OTR_MPSavard-6Lole_OTR_MPSavard-16Lole_OTR_MPSavard-17

 

Le Yucatan à vélo

Pour ceux et celles qui ne le savaient pas, le 13 avril dernier je suis partie avec mon copain Jean-François pour un voyage en cyclotourisme de 21 jours autour de la péninsule du Yucatan, au Mexique. Et oui, je décide de publier mes photos favorites quatre mois plus tard, après m’être donnée un bon coup de pied aux fesses, mais mieux vaut tard que jamais!

cyclotourisme-mexique_mpsavard-1

Au total, 1435 kilomètres ont été pédalés, sur 16 jours, ce qui nous donne une belle moyenne de 90 kilomètres par jour. Un rythme satisfaisant compte tenu de la chaleur et de nos bagages (équipés pour faire du camping).

Dans l’ensemble, ce fut un  beau voyage, assez facile, très économique et sécuritaire. Parfait pour initier mon chum au cycltourisme! Les routes étaient en bonne état, avec de larges accotements et très peu de dénivelé. Contrairement à ce que j’avais pu lire en me préparant, les automobilistes sont assez prudents et respectueux envers les cyclistes.

cyclotourisme-mexique_mpsavard-7

Par contre, l’envers de la médaille fut la chaleur! Avec plusieurs journées à 35 degrés celsius et la difficulté à trouver des coins d’ombre et des villages pour se ravitailler en eau fraîche, c’était parfois difficile sur le moral.  Aussi,  certains segments de routes étaient très ennuyeux et  longilignes. Nous avons ressenti un léger manque d’exotisme et de paysages à couper le souffle… Mais c’est quand même un voyage que je recommande à ceux qui n’ont pas l’habitude de voyager ou de faire du cyclotourisme!

J’ai quand même eu plusieurs coups de coeurs lors de cette deuxième visite au Mexique:

-La ville de Campeche, une ville riche en histoire et en architecture, patrimoine mondial de l’UNESCO. Au bord de la mer, avec un gigantesque marché, je l’ai préféré à Mérida.

cyclotourisme-mexique_mpsavard-18

-Toute la côte nord de la péninsule, entre Progresso et  El Cuyo. Attention, c’est ici qu’il fait le plus chaud, mais l’océan est toujours à côté et les touristes se font rares.

cyclotourisme-mexique_mpsavard-28

-La nourriture mexicaine dont on ne se lasse jamais. Un peu plus cher que je croyais, mais l’abondance de fruits et légumes frais en fait un paradis pour cyclistes.

cyclotourisme-mexique_mpsavard-13

-L’excellent rapport qualité-prix d’un voyage de vélo au Mexique. Avec l’avion, l’hébergement (dans des hotel cheaps, oui!), l’alcool et deux jours dans un tout-inclus, il nous en a coûté 1400$ par personne, pour trois semaines.

C’est donc avec ces belles images  que je me rappelle mon voyage. Et sachant que mes meilleurs amis et mon neveu y passeront encore l’hiver cette année,  je ne ferme pas la porte à retourner au Mexique en vélo, mais ce serait dans dans des régions plus “froides” et plus montagneuses! Question d’élever le niveau de difficulté et de voir autre chose.

En terminant, je dois remercier tous ceux et celles qui suivent  mes aventures en cyclotourisme, principalement sur Instagram où je suis très assidue lors de mes expéditions. Merci aussi  à Lole Woman qui me soutient depuis 4 ans dans mes projets et à Druide Bio,  sans leur crème solaire super efficace (et organique), je serais surement brûlée au 10 ème degrés aujourd’hui.

À bientôt, pour d’autres aventure sur deux roues!

La vétérinaire à vélo

Claude Lefrançois pratique la médecine vétérinaire à vélo. D’après elle, le fait de se déplacer directement chez les gens, permet d’offrir des services plus personnalisés et donc meilleurs, tout en se gardant en forme. Lefrançois roule entre 10 et 40 kilomètres par jour, en moyenne, et ce, hiver comme été!

(Reportage réalisé dans le cadre du cours Visual Storytelling, de l’Université Concordia)

The Nomad stone cutter

David Perez, a nomad stone cutter, works with gems from all around the world.

Born in Colombia, David Perez starts to be interested in stone and jewellery five years ago, during a trip to Argentina, where craft is very popular.

Over the years, he travelled in many countries to buy the most beautiful gems of the planet. With his wife, Annie, he transforms it into jewellery made out of gold and silver and semi-precious stones.

Theses days, Perez is really busy, cutting and polishing dozens of Larimar, a stone that he bought in the Dominican Republic.

Visit David Perez shop on Etsy:
etsy.com/shop/DAVIDannieDAVIDannie?ref=hdr_shop_menu

Wrestling in Hochelaga-Maisonneuve

Frank Lemieux, a popular athlete of Hochelaga-Maisonneuve but also an actor of extreme. Frank Lemieux better knows as Frank L’Assassin, is a wrestler from ICW league. Each Saturday, he trains and performs at the Church Très-Saint-Rédempteur in Hochelaga-Maisonneuve, in Montreal, Quebec.

Wrestling is a sport that needs a lot of practise, but also discipline, mutual aid and communication with partners. Characters seem to hate each other on stage, but beyond their costumes, athletes of ICW league are there for the same reason: to give a spectacular show to the public.

The Last bookstore?

Essai photographique résalisé comme projet de fin de session,  dans le cadre du cours News and feature Photography, de l’Université Concordia.

_____

A few months ago, an independent bookstore moved in my neighborhood. I was quite surprised to see the opening of this type of business. While stores like Renaud-Bray fiercely eat up Quebec’s book market, and with new technologies like the Ipad and digital books, I wondered if there are really so many people who attended bookstores.

Through my thoughts, wandering and searching, I finally discovered fantastic bookstores that seem to have stopped in time, at an unknown period, between the virtual and tangible world. From used bookstores to specialized or generic ones, each bookstore where I’ve been, I felt very light despite their overloaded spaces.

For this project, I did not want to burden myself with solid equipment so I decided to use my travel camera. A tiny film camera from 1976 : Konica S3, F1.8, semiautomatic. This device allows me to go undetected and to blend into the background, but it forces me to reflect and observe, perhaps more than with a digital camera, forgiving lot more while expanding the possibilities.

So I imposed myself a very limited tool. But there is something more natural I think, with film photography, which is closer to the experience of visiting these places, where time stops. The black and white choice also helps to give an impression of something old but timeless.

While talking with the booksellers that I met, I was surprised to hear that business is not going so bad. However, Jean-Bernard Vidal from Millenium Bookstore told me that things had been better, but nothing alarming. There will always be people that are passionate about books. Books in general, but also more specialized works, or used (and cheaper) ones are often in independent bookstores where they can be found.

Finally, I think that the last bookstore is not near disappearing. Instead, it’s just stopped in time, somewhere before new technology and huge libraries chains.

Part of the frontage of Librairie Encore, on Sherbrooke Street in Montreal, Que., on Saturday, Nov. 21, 2015. The family-run bookstore opened in 2004 and is specialize in sale and purchase books of all kinds, but also records and DVD. (Marie-Pierre Savard / JOUR523)

Part of the frontage of Librairie Encore, on Sherbrooke Street in Montreal, Que., on Saturday, Nov. 21, 2015. The family-run bookstore opened in 2004 and is specialize in sale and purchase books of all kinds, but also records and DVD. (Marie-Pierre Savard / JOUR523)

Michel Lefebvre owner of Librairie Henri-Julien, in Montreal, Que., observes one of the books brought by a client, on Tuesday, Nov. 24, 2015. The bookstore specializes in selling and buying quality used, old and rare books. Lefebvre works there since the opening, 27 years ago. (Marie-Pierre Savard / JOUR523)

Michel Lefebvre owner of Librairie Henri-Julien, in Montreal, Que., observes one of the books brought by a client, on Tuesday, Nov. 24, 2015. The bookstore specializes in selling and buying quality used, old and rare books. Lefebvre works there since the opening, 27 years ago. (Marie-Pierre Savard / JOUR523)

Ariel Soucy observes some books inside of the most famous independent bookstore in Montreal, Que., the Librairie Henri-Julien, on Tuesday, Nov. 24, 2015. From floor to ceiling, the bookstore is filled with books from all periods, at all prices. (Marie-Pierre Savard / JOUR523)

Ariel Soucy observes some books inside of the most famous independent bookstore in Montreal, Que., the Librairie Henri-Julien, on Tuesday, Nov. 24, 2015. From floor to ceiling, the bookstore is filled with books from all periods, at all prices. (Marie-Pierre Savard / JOUR523)

Christina Viel, one of the four employees of Millenium, a comic bookstore in Montréal, Qué., works on Sunday, Nov., 22, 2015. Viel, which was hired 5 months ago, stands beside the new book of Michel Rabagliati, a famous Quebec cartoonist. Millenium is specialized in American, French and Canadian comic books. (Marie-Pierre Savard / JOUR523)

Christina Viel, one of the four employees of Millenium, a comic bookstore in Montréal, Qué., works on Sunday, Nov., 22, 2015. Viel, which was hired 5 months ago, stands beside the new book of Michel Rabagliati, a famous Quebec cartoonist. Millenium is specialized in American, French and Canadian comic books. (Marie-Pierre Savard / JOUR523)

An employee of Librairie Encore, located on Sherbrooke Street in Montreal, Que., Gabriel (unknow family name) works during a busy afternoon, on Saturday, Nov. 21, 2015. The bookstore is renown for it colourful and cozy space, a funny decor with dozens of posters, cadres and floor-to-ceiling shelves.(Marie-Pierre Savard / JOUR523)

An employee of Librairie Encore, located on Sherbrooke Street in Montreal, Que., Jean-Gabe Brindamour works during a busy afternoon, on Saturday, Nov. 21, 2015. The bookstore is renown for it colorful and cozy space, a funny decor with dozens of posters, cadres and floor-to-ceiling shelves.(Marie-Pierre Savard / JOUR523)

 

Detail from inside of the most famous independent bookstore in Montreal, Que., the Librairie Henri-Julien, on Tuesday, Nov. 24, 2015. On the wall, a drawing of Francois Rabelais, a French Renaissance writer, physician and humanist.(Marie-Pierre Savard / JOUR523)

Detail from inside of the most famous independent bookstore in Montreal, Que., the Librairie Henri-Julien, on Tuesday, Nov. 24, 2015. On the wall, a drawing of Francois Rabelais, a French Renaissance writer, physician and humanist.(Marie-Pierre Savard / JOUR523)

The owner of Millenium, a comic book store of Montréal, Qué., Jean-Bernard Vidal poses in the middle of his shop, on Sunday, Nov., 22, 2015. Vidal owned Millenium since 25 years and it’s the only comic book store in Plateau Mont-Royal. The shop specializes in American, French, Belgium and Canadian comic books.(Marie-Pierre Savard / JOUR523)

The owner of Millenium, a comic book store of Montréal, Qué., Jean-Bernard Vidal poses in the middle of his shop, on Sunday, Nov., 22, 2015. Vidal owned Millenium since 25 years and it’s the only comic book store in Plateau Mont-Royal. The shop specializes in American, French, Belgium and Canadian comic books.(Marie-Pierre Savard / JOUR523)

Marc Danis, a client of Librairie Encore, located on Sherbrooke Street in Montreal, Que., leaves the bookstore, on Saturday, Nov. 21, 2015. Danis come here often, mainly to buy used DVD and vinyls. « I always come here with the hope to find hidden gems, so I can spend the afternoon searching,» said Danis about Librairie Encore.(Marie-Pierre Savard / JOUR523)

Marc Danis, a client of Librairie Encore, located on Sherbrooke Street in Montreal, Que., leaves the bookstore, on Saturday, Nov. 21, 2015. Danis come here often, mainly to buy used DVD and vinyls. « I always come here with the hope to find hidden gems, so I can spend the afternoon searching,» said Danis about Librairie Encore.(Marie-Pierre Savard / JOUR523)

Mariage Sophie+Michel

De ma jeune carrière de photographe de mariage, celui de Sophie + Michel, réalisé le jour de mon anniversaire, était particulièrement magique.

Je n’avais jamais rencontré les mariés avant le Jour J, alors j’étais assez fébrile de les voir.  C’était évidemment mon jour de chance, puisque je suis tombée sur des amoureux authentiques, ricaneux, ouverts d’esprit et pas stressés pour deux sous! Ce qui est assez impressionnant vu le contexte nuptial.

Tout ça, dans un cadre champêtre, à l’Auberge Le Baluchon, en Mauricie. Il faisait beau, chaud et l’ambiance était à la fête. Je me suis sincèrement amusée. En plus, la plupart des photos sont faites avec une lentille très agréable à manipuler,  (et louée pour l’occasion!) la Canon 50mm F1.4 !

Je suis vraiment contente du résultat final. Qu’en pensez-vous?

 

Soirée Les Années folles au MBAM

Hier soir, j’ai été mandatée par le journal de l’école, The Concordian, pour couvrir la soirée Les Années Folles au Musée des Beaux-Arts de Montréal.

Cette soirée c’était aussi l’ouverture de l’expositionLa couleur du Jazz. Une modernité des années 1920. Montréal, le Groupe de Beaver Hall, et pour l’occasion, le public était invité à se vêtir à la maniére des Années Folles.

Isabelle + Jean-Philippe

Avec un peu de retard, voici quelques photos faites du mariage d’Isabelle et Jean-Philippe, en juillet dernier, à Sainte-Anne-des-Plaines.

Lors de notre rencontre pré-mariage, les amoureux m’avaient bien précisé, l’important c’est d’avoir des souvenirs de notre famille et de nos amis. Ils aimaient mon approche documentaire et pas trop « mise en scène ».

Je crois avoir livré la marchandise! Qu’en pensez-vous?

Périple local: Montréal-Québec-Montréal

Il y a des jours où l’envie folle de partir à l’aventure sur mon vélo s’empare de moi et me hante des heures durant. Malheureusement, je n’ai pas toujours le budget pour partir à l’autre bout du monde et rarement la possibilité de prendre plusieurs semaines de vacances pour faire du cyclotourisme.

Par chance, le Québec est grand et il me restera toujours des destinations à découvrir à bicyclette. En cherchant un parcours à réaliser, j’ai découvert Le Saint-Laurent à vélo, une compagnie qui se spécialise dans les voyages de cyclotourisme (organisés, semi-organisés ou en autonomie, avec transport de bagages ou pas!) autour du Saint-Laurent élargi, entre Montréal et Québec.

SaintLaurentàvélo-1

Partir de Montréal pour me rendre à Québec par la Rive-Nord du Saint-Laurent, et revenir par la Rive-Sud semblait un projet facile à réaliser. J’ai donc enfourché ma bécane pour découvrir mon Saint-Laurent!

Résultat : 592 kilomètres en 6 jours, 0 crevaison, 4 heures de pluies et 413 photos! 

Voici en détail mon itinéraire et les coups de coeur de ma semaine.

Jour 1 : Montréal – Louiseville, 107 kilomètres

Bien que la route de Montréal à L’Assomption soit aménagée pour les cyclistes (Route Verte no 1), ce n’est que rendu à Saint-Sulpice, à 40 kilomètres de Montréal,  que j’ai réellement commencé à me sentir ailleurs. Le chemin du Roy jusqu’à Berthierville est superbe, l’architecture, l’Histoire et le fleuve sont prédominants tout au long de ce parcours, aussi idéal pour les débutants.

SaintLaurentàvélo-4SaintLaurentàvélo-2SaintLaurentàvélo-3

Jour 2 : Louiseville – Deschambault, 101 kilomètres

J’ai passé la première nuit à Louiseville, au gîte Le 100 Saint-Laurent, tenu par un couple d’entrepreneurs inspirants, Sonia et Réjean. Le matin, ils m’ont servi un délicieux petit déjeuner 100 % biologique, qui me permet de pédaler avec fougue jusqu’au Lac Saint-Pierre pour un arrêt baignade. La journée se fait facilement, en suivant la Route Verte et/ou le Chemin du Roy.

Arrivée à destination, La Maison Albertine de Deschambault, j’apprécie simplement le coucher de soleil dans ce gîte parfait pour les groupes de voyageurs.
SaintLaurentàvélo-5
SaintLaurentàvélo-6SaintLaurentàvélo-8

Jour 3 : Deschambault – Québec, 75 kilomètres

Premier arrêt, un déjeuner à la boulangerie Le Soleil Levain, de Deschambault. Le croissant au jambon est délicieux, surtout lorsque dégusté sur le bord du fleuve! Et il y a un accès à l’eau derrière l’église, tout près de la boulangerie. 

Arrivée à Neuville, je suis la Route Verte no 1 qui traverse le village, ça vaut le coût! Je me sentais vraiment l’esprit de la Nouvelle-France! J’en ai aussi profité pour m’arrêter dans un des nombreux kiosques de fruits et légumes locaux, ils sont impossibles à manquer. Des fruits et légumes frais, tout ce dont une cycliste a besoin!

La route qui se poursuit jusqu’à Cap-Rouge est superbe malgré deux énormes côtes (les seules que je n’ai pas réussi à monter de la semaine), mais c’est un segment très agréable, bordé par des champs dorés et le Fleuve Saint-Laurent.

Cap-Rouge est l’arrêt idéal pour un pique-nique. Je me suis posée juste après la marina pour explorer la rive du Saint-Laurent à pied. Après, pour filer vers le centre-ville de Québec, j’ai emprunté la promenade Champlain, via le corridor du littoral! Quel bel exemple d’architecture et d’urbanisme parfaitement intégré dans son milieu! C’est un de mes endroits préférés où rouler dans la vielle capitale.

SaintLaurentàvélo-10SaintLaurentàvélo-9SaintLaurentàvélo-11SaintLaurentàvélo-12

Jour 4 : Québec –  Leclercville, 86 kilomètres

Puisque je logeais à L’Autre Jardin, dans le Cartier Saint-Roch, le plus simple (et joli!) était de prendre le traversier jusqu’à Lévis pour rejoindre la Rive-Sud du Saint-Laurent… Mise à part les alentours de Saint-Nicolas, où il y a beaucoup de trafic, la journée file tranquillement sur une route 138, calme, agricole et vallonneuse.

En arrivant à Leclercville, j’ai eu un gros coup de coeur pour Le Parc de l’île, un camping et halte routière aménagé par des bénévoles et situé au coeur de village.  Pour 10 $, j’ai pu y planter ma tente.   Le mieux c’est d’arriver tôt, car le village mérite d’être découvert. Il faut se procurer la carte détaillée (disponible au bloc sanitaire du parc) pour comprendre le potentiel de cet endroit.

SaintLaurentàvélo-13SaintLaurentàvélo-14SaintLaurentàvélo-17

Jour 5 :  Leclercville – Sorel, 130kms

Grosse journée où je me suis éloignée de la Route Verte no 1. Je me suis donc amusée à me perdre entre le parc industriel de Bécancour et les interminables routes de campagne du Centre-du-Québec! Malheureusement à plusieurs endroits, entre Nicolet et Yamaska, peu d’accotement, des travaux et/ou du trafic. La journée finie bien, malgré mes fesses qui font mal… Sur les 18 derniers kilomètres, j’emprunte la jolie piste cyclable La Sauvagine jusqu’au 12 George, un Gîte  au coeur du Vieux-Sorel et établi dans une maison ancestrale.  

SaintLaurentàvélo-18 SaintLaurentàvélo-20 SaintLaurentàvélo-19

Jour 6 : Sorel-Montréal, 82 kilomètres.

En matinée, c’est une joie de me balader sur la 132. Jusqu’à Verchères, la voie est facile et évidemment, très pittoresque.

J’appréhendais le reste de la journée… Traverser Varennes, Boucherville et Longueuil me semblait peu exotique… Par contre, j’ai été étonnée de voir comment ces municipalités ont réussi à aménager un réseau cyclable pas piqué des vers, tout en mettant en valeur le potentiel du Fleuve.  En partant de Montréal, ces trois villes sont de belles destinations à faire en une journée et il y a des tonnes d’endroits où se poser. Une boucle est aussi possible, en été, avec des navettes fluviales juste pour cyclistes, vers la Rive-Nord du Saint-Laurent.

SaintLaurentàvélo-21SaintLaurentàvélo-22SaintLaurentàvélo-23

Ce voyage a donc été une semaine bien investie !  Grâce à mes nouveaux amis du Saint-Laurent à vélo, j’ai pu réaliser mon périple en étant bien informée du parcours et de ce qu’il y avait à voir, faire ou visiter. On a souvent tendance à négliger les endroits à proximité de chez soi pour nos vacances, mais pour moi, ce fut que de découvertes! Je suis tombée sous le charme de ces lieux remplis d’histoire et bordés par le Fleuve Saint-Laurent!  En prime, les routes sont belles, sécuritaires et bien aménagées pour les cyclistes!

SaintLaurentàvélo-24

Busking in the subway

Legal Tender, a busker, works in the Montreal Metro to meet people and to do the thing that she loves the most, singing!

(This video were done for a Visual Storytelling class (JOUR-521) at Concordia University.)

B.I.N.G.O…

À mon retour de Floride, je n’ai pas eu la chance de prendre des vacances de mes vacances. J’ai tout de suite commencé un projet super excitant de 10 mois: un retour à l’école, à l’Université Concordia, en Journalisme Visuel.

La première session vient à peine de terminer, je peux respirer un peu.

Je voulais quand même partager le fruit de mes efforts et apprentissages en publiant mon travail de fin de session, soit un reportage vidéo. Dans ce vidéo, qui devait durer 2 minutes, je devais obligatoirement  inclure des photos ainsi que mettre en valeur un personnage principal. Depuis le temps que je n’avais pas fait de vidéo, j’ai quand même un peu perdu le tour, mais avec les cours qui reprennent en semptembre, j’aurais beaucoup d’autres opportunitées de me pratiquer!

Alors après plusieurs jours de brainstorm et de démarches, j’ai pu rencontrer Danny Rossignol, le fils des propriétaires de l’incroyable Bingo Masson.  J’y ai passé l’après-midi à tourner et ce fut une très bonne expérience. Les gens étaient très ouverts et tous m’ont bien acceuillis! Définitivement un endroit à visiter!

Bonne écoute!

À emporter dans ses sacoches: mes coups de coeur!

Lors de mon voyage de vélo en Asie Centrale, il y a 4 ans, j’avais fait la longue liste de toutes les choses qui se trouvaient dans mes bagages. En me disant que certains débutants y verraient la pertinence, je réalise, en la relisant, que ce n’est pas vraiment important de savoir que j’avais apporté 3 paires de sous-vêtements de l’huile de pépin de pamplemousse.

Voici donc une nouvelle liste bagages et accessoires, celle-ci est axée sur mes produits coup de cœur utilisés de New York à Miami. J’ai choisi librement de vous parler de mes marques préférées, mais sachez qu’aucune compagnie me l’a demandé!

 Le vélo et ses accessoires :  Malgré mes nombreux voyages de cyclotourisme, je me considère toujours comme une débutante dans le domaine, surtout en ce qui concerne la mécanique et les caractéristiques du vélo. Mais s’il y a un conseil que je donne à tous ceux qui en sont à leur premier voyage, c’est de s’équiper des pneus Schwalbe Marathon Plus. Avec eux, je n’ai fait qu’une crevaison sur 2517 kilomètres. L’investissement en vaut la peine et ils sont généralement efficaces sur 10 000 kilomètres.

 Je n’avais jamais pédalé avec des chaussures à clips auparavant. C’est Pierre du Yeti qui m’a conseillée les Giro Petra VR et j’avoue être agréablement surprise. Elles étaient confortables dès le premier jour et j’ai accroché sur leur style passe-partout. Ce ne sont pas les souliers les plus performantes, mais ce n’était pas ce que je recherchais non plus.

J’ai toujours rêvé d’avoir une selle Brooks. Faites en cuir et adoptées par les cyclotouristes du monde entier, elles ont un look de l’enfer et semblent très confortables. Malheureusement, je n’ai pu m’en payer une pour ce voyage! Du coup je suis partie avec ma Selle Italia, mais, j’ai décidé de me faire positionner sur le vélo avant le départ. Ce que je n’avais jamais fait auparavant. Les conséquences furent majeures: pas de bobo sur les fesses, pas d’irritation, pas d’inconfort en pédalant. Du jamais vu! Je ne sais pas c’est si c’est simplement due à mon positionnement, mais c’est tellement plus agréable. Petit conseil, si vous avez les moyens, investissez dans une bonne selle, mais surtout, faites vous positionner, vos fesses vous en remercieront!

Autre coup de cœur, le sac de guidon ORTILEB Ultimate 6 compact. Son format est idéal, tous mes trucs importants s’y logent et il se retire en une seconde de son support. Le soir venu, il se transforme en sacoche avec la ganse intégrée au sac.

Les vêtements : Malheureusement, pour ce périple, j’ai apporté trop de vêtements. À deux reprises, j’ai dû en renvoyer à Montréal, car j’estimais la température plus froide qu’elle l’a été. Pour les jours de vélo, je prévois deux ensembles (bas, cuissards, top et t-shirt) que je porte en rotation. De tout le voyage mon haut Cardio LOLË est celui que j’ai le plus usé! Je priorise les couleurs voyantes qui nous rendent plus visibles auprès des véhicules. Pour le top, c’est l’amour fou avec le modèle  Zion de LOLË . Je pense l’avoir porté 30 jours sur 35!

Pour le bas, un cuissard très confortable, celui à l’effigie du Yéti, de la marque Nalini. J’y suis allée de fantaisie avec les chaussettes qui s’y agence!

La journée terminée, la joie de prendre une douche et de mettre des vêtements « lousses ». Vu la température, chaude et humide, j’ai porté la robe Saffron de LOLË  presque tous les soirs! Juste assez coquette, hyper confortable et légère, je crois qu’elle m’allait bien, car trois hôtes Warm Shower m’ont mentionnée être la cycliste la mieux habillée qu’ils avaient rencontrée!

Depuis mon voyage en Asie Centrale, je ne pars jamais sans mes sandales Cleo de CROCS. J’étais moi-même septique de la marque avant de faire cette découverte: des sandales durables, légères et passe-partout. Elles m’accompagnent dans tous mes aventures depuis 4 ans et sont encore en très bon état.  

Produits de beauté : En tant que cycliste, je considère que se protéger la peau est extrêmement important vu notre exposition prolongée au soleil. J’utilise religieusement de la crème solaire chaque matin. Je ne jure que par les produits Neutrogena, Clear Face, Breakout free, FPS 55 pour le visage et Utra Sheer Body Mist, FPS 45 pour le corps. Lorsque l’on voyage seule, une crème solaire en vaporisateur est essentielle pour une application uniforme sur tout le corps. J’aime vraiment ces deux produits, car ils laissent ma peau légère et non grasse. Le résultat après cinq semaines d’utilisation est convaincant : un super bronzage et zéro coup de soleil!

Comme après-soleil et comme huile pour le corps, le visage et les cheveux, un autre produit chou chou : l’huile d’argan biologique Druide. Avec ses propriétés cicatrisantes, ma peau récupère bien des rayons du soleil tout en étant douce et hydratée. Le genre de produit qui fait tout, essentiel pour les cycliste!

Accessoires :

Je me suis procuré une nouvelle tente pour ce voyage. La Msr Hubba Hubba NX. Je n’avais jamais eu de tente de cette marque, mais ce fut le coup de foudre immédiat. Pour une tente deux places, elle est spacieuse, compacte et légère. En cyclotourisme, même si je sis seule, j’aime les tentes doubles, car je peux mettre toutes mes sacoches à l’intérieur. Pour l’avoir utilisé, un soir de grosse tempête dans les Outers Banks, je peux affirmer qu’elle est vraiment résistante au vent et à la pluie. Un achat qui en vaut l’investissement.

Juste avant de partir je me suis fait un gros cadeau. L’achat d’une caméra de voyage. J’y suis allée avec la EX2 de Fujifilm et l’objectif 27 mm. Outre la lentille, que je ne trouvais pas assez large, je conseille à tout voyageur-photographe une caméra de ce type. Le format est idéal, et son look en fait une caméra discrète tout en étant d’une très bonne qualité.

En essayant de faire une courte liste, je me suis emportée sur mes produits favoris! Ce qu’il faut retenir: partez léger et priorisez des articles multifonctions!

Si vous avez une question spécifique sur le matériel à apporter lors d’un voyage de cyclotourisme, n’hésitez pas à me contacter!

Floridayaya

C’est quand même avec le coeur gros que j’ai passé la frontière de la Géorgie à la Floride, sachant que la traversée de ce nouvel État signifiait aussi la dernière semaine de mon périple. Je suis donc arrivée en Floride nostalgique, consciente que le temps passe beaucoup trop vite quand on est sur son vélo!

En Floride à ce temps-ci de l’année, toutes les conditions sont réunies pour faciliter la vie des cyclotouristes. Peu de trafic, pistes cyclables aménagées ou adaptées, température assez chaude (mais quand même très vivable), la mer et la plage, toujours pas très loin, et les gens que j’ai trouvés particulièrement sympathiques, curieux et chaleureux!

Bref, je n’aurais pu rêver d’une meilleure fin de voyage, en plus avec 2 jours de repos à Miami avant de retourner à Montréal, j’en conclus que ce furent vraiment de bonnes vacances!

Sprint final… Déjà?

(texte écrit à l’origine pour le Blogue de la boutique Le Yéti, j’y ai simplement ajouté quelques photos…)

___

Aujourd’hui, je vous écris de Woodbine, un petit village de la Géorgie où je profite de ma journée de congé hebdomadaire pour écrire ce petit texte en regardant la pluie tomber (3ème jour de pluie en 25 jours, c’est une bonne moyenne).

Pour vos mettre à jour, j’en suis à mon 1854ième kilomètre et il me reste 8 jours de vélo et 665 kilomètres à faire jusqu’à Miami, ce qui en plein dans les temps.

Au cours des deux dernières semaines, j’ai donc pédalé en Caroline du Nord, en Caroline du Sud et en Géorgie. Ce qui m’a le plus marquée : le fait qu’il n’y ait presque aucun accotement sur les routes de la Caroline du Sud. Par chance, ce n’est pas encore la saison touristique parce que c’est tellement épuisant et stressant de rouler sur des routes qui ne sont pas du tout « bike friendly ».   Dans les autres états visités, il m’est arrivé de devoir pédaler sur des sections sans accotement, mais jamais sur de longues distances, fiou! Bref, si vous pouvez éviter la HWY 17 en Caroline du Sud, je vous le conseille fortement. Évidemment, ça fait souvent faire un détour, mais si le temps vous le permet, n’hésitez pas.

Sinon, il y a quelques jours j’ai rencontré 2 Québécois en road trip sur la côte Est, et en discutant de nos impressions sur le voyage et sur les Américains, nous avions la même conclusion. Évidemment, mon opinion est très subjective, mais je dois avouer que ce qui me frappe, et ce, depuis le début du périple à New York, c’est leur forte individualité. Étonnement, je ne vois pas cela comme quelque chose de négatif, mais pour avoir voyagé au Québec et dans plusieurs autres pays, j’adore le fait qu’ici peu de gens me regardent, me dévisagent ou me suivent du regard quand je pédale. Que je sois une fille ou un gars ne semble pas changer grand-chose non plus. La plupart des gens ne viennent pas spontanément vers moi et ont l’air plus préoccupé par leurs propres besognes et personnellement, cette attitude me convient parfaitement. Je me sens très en sécurité là-dedans, et comme je suis une personne assez solitaire, ici j’ai ma bulle! Superficiellement, tout le monde est gentil et aimable, on se dit bonjour avec le sourire, mais sans plus. Par contre, pour les fois où j’ai eu à demander de l’aide, ce fut toujours avec joie et réel plaisir que les gens m’ont aidée, et ce, avec une fierté digne des Américains!

Un bon exemple de cette individualité : la semaine dernière, alors que je me rendais dans la superbe ville de Charleston, j’ai dû affronter une grosse tempête sur les 30 derniers kilomètres de ma journée. Pluie torrentielle, vent, éclairs, tonnerre, sur une route majoritairement sans accotement! Par chance, il y avait une piste cyclable sur le gigantesque pont de Charleston, mais rendue là, il devenait presque impossible de rouler tellement la pluie et le vent me fouettaient le visage (et je voyais la foudre tomber à quelques centaines de mètres devant moi). Je paniquais un peu, quand un jeune cycliste très bien équipé me dépassa et me demanda si tout était OK. J’ai répondu dramatiquement non, que j’avais vraiment peur de l’orage! Et lui de continuer sa route comme si de rien n’était… Sur le coup, j’ai trouvé ça ordinaire, mais je persiste à continuer mon chemin. Quelques kilomètres plus loin, à la sortie du pont, j’aperçois ce jeune homme qui m’attend, trempé, à la grosse pluie battante. Il voulait savoir si j’avais un endroit où dormir à l’abri, car il vit dans le quartier et ne voulait pas que je fasse du camping. J’ai dû refuser son offre, car mon hôte Warm Shower m’attendait, mais ça m’a quand même fait bien plaisir… Comme quoi, cette individualité américaine n’est pas si grave!

En terminant, quand je pense que dans 2 semaines je serai déjà revenue au Québec, je trouve que le temps passe beaucoup trop vite quand on est sur son vélo et que tout va si bien! Le prochain texte fera donc le bilan de cette incroyable petite aventure. Et d’ici là, je vous invite à me suivre sur Instagram et sur ma page Facebook  pour des nouvelles quotidiennes.

Déjà la mi-chemin!

À l’heure où je vous écrit, j’en suis à la mi-chemin et à la mi-temps de mon voyage. C’est à dire qu’il me reste déjà, seulement 16 dodos aux USA et si mon calcul est exact, environ 1065 kilomètres à parcourir. Quand tout va bien, le temps passe vraiment vite!

Les derniers 10 jours furent incroyables! Les seules difficultés rencontrées sont les routes, parfois sans accotements, les villes à traverser, le traffic et cette grosse tempête nocturne alors que j’étais seule dans ma tente et que je ne pouvais téléphoner mon amoureux parce qu’il était 1hr du matin! Mis à part cela, les rencontres Warm Shower et l’énergie des Outers Banks ont étés les points forts des derniers jours.

À suivre…

NYC TO MIAMI – semaine 1

(Article écrit à l’origine pour le Blogue du Yéti)

Ça y est, je suis sur la route depuis une semaine! En effet, mon périple de New York à Miami est entamé depuis le 1er mai et en sept jours, j’ai parcouru 582 kilomètres, soit environ ce que je m’étais fixé comme objectif au départ (2500 kilomètres en 5 semaines).

Vous comprendrez que ce voyage n’est en aucun cas un voyage de performance ou pour battre un quelconque record de vitesse! Je suis une cycliste plutôt lente qui fait des journées d’environ 85 kilomètres. En plus, j’adore m’arrêter 50 fois par jour pour prendre une photo, ce qui ralentit considérablement le rythme.

Mais mine de rien, après une semaine, j’ai déjà traversée le New Jersey, le Delaware, le Maryland et je vous écris présentement de la Virginie, où je profite d’une journée de congé pour faires les corvées hebdomadaires (lessive, mise au point du vélo, classement des photos et rédaction). Parlant de corvées, la plus importante étant évidemment celle de tenter d’égaliser mon bronzage «style cycliste» sur l’immense plage de Virginia Beach!

Plus sérieusement, ces premiers coups de pédales sur la côte Est des États-Unis sont fantastiques! Les routes et les pistes cyclables sont généralement en excellentes conditions, les automobilistes, très respectueux, et le dénivelé, inexistant!

Pour l’hébergement, j’essaie d’utiliser le plus possible la plateforme web WarmShower, qui me permet d’être accueillie gratuitement chez des passionnés de vélo. Cette façon de me loger permet de diminuer considérablement le coût de mon voyage, mais surtout, de rencontrer des gens de la place, avec pleins d’histoires à raconter! Et quand je ne peux pas utiliser WarmShower, je suis toute équipée pour camper! D’ailleurs c’est le meilleurs temps de l’année pour le faire, les terrains sont encore vides de touristes et la température, excellente!

Sinon, je ne peux passer sous silence une application qui modifie complètement le déroulement de ce voyage… OSmAnd (disponible en version Iphone et Android) m’a permis, avant de partir, de télécharger des cartes routières des états visités. Ces cartes sont d’une précision rare et incluent même les pistes cyclables. En plus, si vous activer la fonction « location » sur votre téléphone (et ce, sans utiliser internet) OSmAnd vous situe sur la carte. Grâce à cela, il m’apparaît être presque impossible de me perdre, et en plus, cette semaine j’ai pu circuler sur des pistes cyclables dont je n’aurais jamais eue connaissance!

En terminant, je touche du bois pour que ce périple continue d’avancer aussi bien car je ne pouvais imaginer un meilleur départ !

Si vous voulez de mes nouvelles de façon journalière, je vous invite à me suivre sur Instagram et sur ma page Facebook !

À bientôt !

New York – Miami. 2500 kms. 35 jours.

Le projet:

À l’origine, je cherchais simplement un projet rapide, facile à organiser et à réaliser. Un projet peu coûteux et une destination relativement chaude où je pourrais pédaler au mois de mai. Puisque le travail m’oblige à me rendre à New York du 18 au 30 avril, cette ville serait donc un lieu de départ idéal! Avec ce voyage, je m’éloigne un peu de ce désir constant que j’ai, de sortir des sentiers battus et d’aller où peu de gens vont. Avec le choix de New-York – Miami, j’y vais en quelque sorte avec la facilité et la simplicité : un seul chemin, relativement plat, et une langue et une culture qui me sont familières.

Les grandes lignes 

-Surpasser mes capacités physiques en pédalant environ 2500 kilomètres en 35 jours;

-Promouvoir quotidiennement mon périple sur Facebook et Instagram (une belle façon de promouvoir mes partenaires et mes péripéties !)

-Voyager écono, en partie grâce à la plate-forme Warm Shower qui permet d’être hébergée gratuitement, chez des passionnés de vélo ;

Pour ce projet, je peux déjà compter sur l’aide de Lole Woman, où je suis ambassadrice depuis 2012,de la boutique Le Yéti (vous pourrez suivre mon périple sur leur blogue aussi!), des produits biologiques Druide, ainsi que de la Ferme Les Canardises.

L’aspect artisitique

Je ne peux dissocier l’importance de la photographie documentaire lors de mes voyages. Pour moi, un des avantages de partir seule: une plus grande liberté pour créer, s’arrêter et observer l’environnement et les gens qui y vivent. En voyage, spécialement à vélo, où j’ai un rythme plus lent et moins sédentaire, j’aime observer comment l’environnement influence l’architecture et l’urbanisme d’un lieu, mais surtout, comment le citoyen, (américain, dans ce cas- ci) façonne sont rapport avec son toit et sa maison. J’aime capter l’exotisme des lieux communs, qui peuventt sembler banals pour ceux qui y vivent mais dépaysant pour le voyageur nomade.

Cuba à vélo!

 En juin 2013, je me payais pour la première fois, des vacances à Cuba! Vu mon budget et mes disponibilités limités, ainsi que mon désir d’aller dans un pays chaud, Cuba  s’est avéré être un excellent choix pour le périple.

Je dis périple, car oubliez le forfait tout inclus et le bar à volonté, je rêvais surtout de sortir des sentiers plus touristiques et de traverser l’île sur mon vélo! Le plan était donc d’en profiter au maximum durant 5 semaines, avec au menu, outre quelques mojitos, plein de découvertes, d’activités physiques et de soleil!

Cuba_2013-5

Évidemment, le fait de voyager à vélo modifie l’itinéraire souhaité. Je voulais en voir le plus possible, mais c’était impossible de réellement faire le tour de l’île. J’ai donc pris des bus à quelques reprises, surtout lorsque je me sentais malade ! Cependant si vous voyagez en transport en commun ou en voiture de location (très accessible ici), 2 à 3 semaines peuvent suffire pour bien découvrir Cuba. Personnellement, j’ai eu un coup de coeur pour l’extrémité sud/est du pays (de Pîlon à Barakoa), où la côte est superbe, entourée de montagnes, de verdure et de plages désertes. C’est aussi une région peu touristique et assez sauvage. Sinon, le Pinar del Rio et La Havane sont des endroits à voir!

D’un côté pratico-pratique, voyager à Cuba, hors du circuit touristique classique est très facile. Que ce soit pour les déplacements, le logement ou les activités, il y aura toujours quelqu’un pour prêt à vous aider, que vous parliez espagnol ou non. Mais attention, malheureusement, dans bien des cas, certaines personnes, appelés « jineteros » espèrent faire un peu de sous avec les touristes en vous apportant dans tel ou tel restaurant ou hôtel, pour obtenir une commission du propriétaire une fois à destination. Si vous savez où vous aller, il est toujours préférable de refuser les propositions des personnes qui veulent vous accompagner. Mais malgré cela, et le fait que les Cubains adorent siffler et mater les jeunes touristes comme moi, j’ai senti un grand sentiment de sécurité dans le pays. Autant sur le vélo, le soir dans les villes ou simplement quand j’étais sans mon copain, jamais je ne me suis sentie menacée. Pour une femme qui voyage seule ou non, c’est important de se sentir confortable et en confiance dans un pays étranger

Cuba_2013-2

Autre avantage, il est très facile de trouver des endroits abordables et confortables où dormir. Un réseau de « Casa Particulares» est établi et il y en a dans toutes les villes. C’est un peu comme des bed & breakfast mais généralement un peu plus rustique. Mon expérience dans ces maisons à toujours été agréable et les hôtes, chaleureux, ouverts et serviables. Une chambre, avec salle de bain privé coûte en moyenne, 15 à 25 $, sans petit déjeuner, qui lui est offert entre 3 et 5 $ par personne. Ce qui est assez cher comparé aux petits restaurants et aux kiosques dans la rue, où une pizza coûte 0,20 $, un ananas 0,15 $ et un café 0,05 $. Cependant, vous constaterez vite que si vous désirez un peu de variété dans vos repas, et que votre budget le permet, cela peut devenir un bon investissement que de manger là où vous loger.

Cuba_2013-6

Cuba aura donc été une excellente destination! Et ce, malgré les 2000 kilomètres de vélo à une chaleur moyenne de 35 degrés. Tous les éléments y étaient pour y passer du bon temps et des vraies vacances ! À peine à 3-4 heures de vol du Québec, avec une température agréable toute l’année et un coût de la vie abordable, Cuba, lorsque l’on sort des itinéraires plus touristiques, a définitivement beaucoup à offrir!

Cuba_2013-3

Mes photos enfin exposées à Montréal!

Après plus d’un an de démarches et de demandes aux quatre coins de la ville, j’ai enfin trouvé un chouette endroit sans modestie où exposer mes vieilles et  poussiéreuses photos d’Asie Centrale.

Allez visitez ça, au EMCAFÉ, dans le Mile-end, ils servent de la bonne nourriture et il y a plein de place pour travailler et admirer tranquillement les photos! En plus, toutes les oeuvres sont à vendre au bas prix de 140$, je veux vraiment faire de la place pour un nouveau projet!

L’expo devrait se terminer quelque part é la mi-avril

Oui je le veux!

Mon premier mariage

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de photographier le superbe mariage d’Andréane et Maxime… Outre le fait que c’était ma première fois comme photographe de mariage, c’était aussi mon premier mariage  comme ¨spectatrice… Oui, oui, comme quoi y’a pas d’âge pour de nouvelles expériences!

Grâce à la confiance accordée par mon ami photographe Louis-Charles Dumais, j’ai pu l’accompagner lors de cette grande journée et donc, être la ‘second shooter’ de l’événement.

Je suis sincèrement tombée sous le charme du couple chéri, bien que je ne les connaissais pas du tout avant le jour J! La cérémonie était simple, remplie d’émotions et tous les invités ont étés bien sympas.

Bref, un immense merci à  Andréane, Maxime et Louis-Charles  pour cette superbe journée… En espérant que le fruit de mes efforts m’ouvriront des portes pour d’autres événements du genre…

Vive les mariés!

Emploi d’été: Photographe

Et oui, cet été  j’ai la chance d’être payée 35 heures par semaine pour prendre des photos! C’est vraiment une belle opportunité que d’être photographe pour le programme Classes Affaires de l’organisme Montréal Relève!

Ma mission, plus précisément, est de prendre en photo des jeunes du secondaire 3 et 4 qui font, durant la période estivale, des stages d’une semaine dans divers organismes et entreprises. Je me déplace donc sur place et prends de photos de ces stagiaires, souvent accompagnés de leurs mentors professionnels… Au total, je vais rencontrer plus de 300 jeunes et visiter des lieux aussi variés que la SPCA, la designer Marie Saint-Pierre, l’hôpital Sainte-Justine et le journal The Gazette pour ne nommer que ceux-là!

En prime, chaque semaine, 2 jeunes intéressés par la photographie m’accompagnent dans mes déplacements. Qui sait, j’aurai peut-être la chance d’initier certains des grands photographes de demain!

Vous pouvez voir plus de photos du projet Classes Affaires ICI et sur leur page Facebook!

Bon été

MP

0000-4 14-0630-2 14-0884-214-0943-314-0192-2

 

15:01, ou mon expérience comme photographe de plateau

Le week-end dernier, j’ai expérimenté pour la première fois le rôle de photographe sur un plateau de tournage pour le film 15:01 de Philippos Balabanos.

Cela c’est décidé assez spontanément, c’est l’ami d’une amie qui a lancé un avis de recherche sur Facebook et quand j’ai vu ça, je me suis dit pourquoi pas! D’emblée, j’étais assez curieuse de vivre une telle expérience, avec des pros du cinéma, mais c’est surtout le sujet du film qui m’a complètement séduite.. UNE HISTOIRE DE ZOMBIE! Non mais, y a-t-il meilleure situation que ça pour l’apprentie photographe de plateau que je suis? En plus, tournage 100% extérieur,  avec une équipe du tonnerre et une vingtaine de zombies!

Avec tout ça, j’attends la prochaine expérience avec fébrilité!

La fièvre des séries. 2014

Bon matin LOLË

Le « Mo Sistas »

En novembre dernier, j’ai eu la chance de photographier cet évènement, organisé par Lole Woman, en collaboration avec Movember Canada!

Une session de yoga matinale, ça commence toujours bien la journée, surtout quand c’est une pour bonne cause!

Cap-Vert : l’exotisme différent

En 2007, après 8 mois de dur travail comme réalisatrice de reportages éducatifs en Afrique de l’Ouest, avec l’organisme La Traversée Philanthropique , j’ai décidé que j’étais mûre pour des vacances. Déjà sur le continent africain, j’avais envie de me dépayser un peu et le Cap-Vert, archipel de 12 îles dans l’océan Atlantique, s’est avéré être la destination idéale, bien que je n’avais aucune idée de ce que j’allais y découvrir.

De Dakar, j’ai donc spontanément acheté un billet d’avion pour Praia, la capitale du pays, sans trop savoir à quoi m’attendre…

Aujourd’hui, plusieurs années après y avoir séjourné, j’en sais un peu plus sur le Cap-Vert  , et ce pays a définitivement une place de choix dans mon palmarès des endroits à découvrir sur la planète !

Voici de quoi vous convaincre :

-Le Cap-Vert est un amalgame entre la culture africaine et portugaise. On le voit dans le physique des gens, mais aussi dans les traditions culturelles et le mode de vie.  Bien que l’archipel est peuplé depuis le 15e siècle par les colons, le pays a obtenu son indépendance du Portugal seulement en 1975.

– Le pays est constitué de 12 îles, incroyablement différentes les unes des autres. Entre elles, on se déplace en avion ou en traversier. Le bateau, bien qu’assez long (comptez 15 heures entre Santiago et San Vincente) reste plus économique.

– La langue officielle est le portugais, mais la langue parlée et le créole du Cap-Vert. Certaines personnes parlent aussi français et anglais, ce qui en fait un pays où la communication avec les locaux est assez facile.

– La nourriture est délicieuse et très abordable : beaucoup de poisson, de fruits exotiques et de légumes frais. L’alcool national est le grog, fait à base de canne a sucre, c’est une eau-de-vie que l’on le compare au rhum agricole. Ne vous étonnez pas de voir un chauffeur d’autobus ou un policier bouteille à la main en plein travail !

Malgré le fait que j’y ai passé 2 mois, j’ai l’impression de n’avoir presque rien vu du pays. Sur 12 îles, j’en ai visité 5, et chacune d’elle est si différente que je voudrais juste revenir pour visiter les autres.

Voici un résumé de mes impressions sur les îles que j’ai visitées.

Sal : île la plus touristique et station balnéaire très populaire chez les Européens. Des kilomètres de plages, idéales pour les sports nautiques. Par contre, il est difficile de trouver un hébergement adapté aux voyageurs « sac à dos ».Santo Antao : Très verte, San Antao  est axée sur l’agriculture (surtout de la canne à sucre), mais ses nombreuses montagnes et falaises en font une île à couper le souffle. Ici, il est possible de faire de nombreuses marches en montagnes et de déguster le grogue directement chez le producteur!Sao Vincente : L’ile culturelle, là où est née Césaria Evora.  De superbes plages, une architecture impressionnante, quelques montagnes, un coin de paradis assez populaire avec son port de plaisance des plus modernes.Fogo : île volcanique, paysages dignes de la planète mars. Comme la terre est très fertile, on y cultive surtout la vigne et le café.

Santiago : La plus grande et plus peuplée des îles où se trouve la capitale, Praia.En conclusion, je crois que ce pays mérite le détour, bien qu’il est un peu loin du Canada !  Que ce soit pour les sports nautiques, la randonnée, la plage ou simplement pour découvrir et passer du bon temps avec la population locale, colorée et divertissante, il est bon de savoir qu’un pays aussi riche touristiquement est encore si peu connu des voyageurs du monde.

(Article écrit et publié pour le blogue des vêtements Lolë )

Être payé pour voyager…

Depuis plusieurs années déjà, mon rêve de devenir une grande reporter se promenant partout dans le monde s’amplifie! Tout en étant très réaliste, je sais qu’il n’y a que la persévérance et le travail qui me feront obtenir ce que je veux. Il me faut être flexible et capable de m’adapter aux changements et parfois, élargir mes horizons et m’éloigner un peu de mon objectif pour pouvoir mieux y revenir…

Pour la période estivale, on m’a proposé, pour la première fois de ma vie, de me payer pour voyager! Je ne pars pas avec ma caméra prête à saisir toutes les subtilités du monde, mais plutôt avec un mini-bus et vingt jeunes français, à la découverte de l’ouest des Etats-Unis. Je suis guide-chauffeur pour l’été ! Je sais, cela n’a rien à voir avec le photojournalisme, mais je trouve cela bien intéressant, d’autant plus que je ne connais presque rien de ce coin d’Amérique.

Au-delà du fait que ma tâche principale est la conduite (environ 1500 km par semaine) et que parfois, je trouve que les paysages défilent trop vite, reste que l’ouest des États-Unis est une destination de prédilection pour les amateurs de grand-air, de sensations fortes, de paysages démesurés et de chaleurs extrêmes !

Évidemment, je suis dans un contexte de voyage et de découverte, mais en même temps je travaille, j’appellerai cela un « work-trip ». Je ne suis pas libre de l’itinéraire, de m’arrêter où je veux, et de faire telle ou telle activité et j’ai un horaire et à respecter, mais l’avantage est que maintenant je connais assez bien la région et je suis en mesure d’en parler et de la faire découvrir à d’autres !

Justement, pour ceux qui souhaitent explorer l’ouest américain, sachez que mis à part le grand Canyon, la mythique route 66 et Las Vegas, il y a la « vraie » vie américaine qui est si intrigante. L’ouest est un mélange entre la culture latino, cow-boy et décontractée. Bref, tout le monde peut y trouver son compte ! Mais si vous avez la chance de sortir des sentiers les plus connus, Zion National Park en Utah, la vallée de Sonoma en Californie (où on trouve d’excellents vins), Sequoia National Park et évidemment toute la ville de San Francisco, sont des endroits à ne pas manquer !

Sur ce bon voyage !

(Article écrit et publié pour le blogue des vêtements Lolë )

Bord de route

Rencontre ordinaire sur le bord de la route.

Boire un thé,

un train passe, l’automne arrive, je continue.

Journal des décalages horaires

Au Stade

Tant d’auteurs  ont déjà décrit 100 fois mieux ce même sentiment, celui que je voudrais partager…

Trajet interminable vers l’aéroport. Embouteillages, envie contradictoire de rater l’avion et désir très romantique de retrouver ma parcelle d’Occident afin de mieux continuer à rêver l’Orient. N’est-ce pas lorsqu’on quitte une ville, un pays, que l’on  se met précisément à mesurer à quel point l’on commençait à l’aimer, à en avoir besoin aussi?

Extrait, Journal des décalages horaires: Japon, France Borel

Histoires de tente.

Karakol, Kirghizstan, juillet 2011

Dialogue avec moi-même sur la pluie et mon souper.

Musique 1.

Lac Ysyk-Kol, Kirghizstan, juillet 2011

Un plan séquence où il ne se passe rien mais où se rien me suffit. /// And I will make the same mistakes again

Le repère tranquille

Le soleil brille encore, la route est facile


C’est l’automne dehors et je reviens fébrile

J’avais tellement à t’dire,  j’savais pu comment faire

J’ai préféré partir, j’ai préféré me taire
 
-Vincent Vallière

Du plus loin  que je me rappelle,
j’ai toujours aimé Vallières.
Ses chansons, la simplicité qu’il dégage, son authenticité.

Au fil des albums, son désir de liberté, de voler, s’est subtilement  transformé en une envie profonde de se poser.  Étrangement, le voyage m’a aussi apporté cette envie. À force de ne jamais savoir où l’on va dormir ou ce qui arrivera le lendemain, ça devient épuisant.

Aujourd’hui, quelques jours seulement après mon retour au Québec, je me retrouve encore devant rien, c’est une liberté qui me permet d’aller ou je veux, certes, mais faire des choix est une chose d’assez épuisant et je suis fatiguée. En fait, ce qui m’appelle le plus n’est  qu’une forme de stabilité. Un petit toit où il ferait bon y vivre.  Le repère tranquille de Vallières est une personne, pour moi, il est simplement un lieu.

Voir, apprendre, comprendre (2)

(texte publié dans le journal Le Courant des Hautes-Laurentides, novembre 2011)

Après avoir passé 108 jours dans trois pays d’Asie centrale et parcouru plus de 3500 kilomètres, il est temps pour moi de dire au revoir à cette partie de la terre. Déjà, je me suis débarrassée du vélo et j’ai pris l’avion pour Paris, question d’y passer quelques jours avant le retour à la maison.

Mais quelle tristesse de m’être séparée de mon compagnon à deux roues, bien que la vente était désirée depuis longtemps. C’est tout de même arrivé d’une drôle de façon, j’étais à Bukhara, une des villes les plus visitées de l’Ouzbékistan, puis en passant devant un magasin de marionnettes, j’ai décidé de m’y arrêter pour acheter un souvenir à une amie. En parlant avec l’artisan, je me rends compte qu’il est très intéressé par mon vélo. Je lui mentionne alors mon désir de le vendre et il me répond qu’il veut l’acheter. Après presque une heure de discussion (les Ouzbeks sont réputés pour leur tendance à la négociation), on s’est finalement entendu sur un prix. Bien que j’étais contente pour lui, car il aura certainement le meilleur vélo de la ville, j’avais tout de même un pincement au coeur de devoir m’en séparer.

Mais outre le vélo, le plus grand stress que j’ai eu avant de partir était de passer la frontière. En effet, j’avais entendu des histoires d’horreur sur le fait que les douaniers passaient en revue le contenu des sacs, fouillaient dans l’ordinateur et demandaient souvent de l’argent pour des taxes inventées. Comme j’avais quelques bouteilles de vodka, beaucoup de noix et pris des tonnes de photographies, j’espérais qu’aucun douanier ne m’intercepte. Finalement, ce fût plus de peur que de mal, j’ai passé la frontière comme si de rien n’était et on m’a à peine regardée !

Pour conclure cette belle aventure, je répondrais oui aux gens qui me demanderont si je suis contente de mon voyage. J’ai vécu des moments extraordinaires, vu des paysages à couper le souffle, et rencontré des personnes inoubliables. D’un point de vue professionnel, mes objectifs de tourner des images pour un film documentaire et prendre des photographies destinées à une exposition sont atteints, je devrais néanmoins travailler extrêmement fort pour voir ces images être diffusées au Québec. Je m’enligne donc vers un nouveau projet, celui de partager cette expérience de vie avec le plus de gens possible!

À suivre…

Les bons et mauvais côtés

(texte publié dans le journal  Le Courant des Hautes-Laurentides,  le 9 novembre 2011)

Après mon intense traversée d’une partie du Kazakhstan, j’étais assez enjouée à l’idée d’arriver en Ouzbékistan pour mon dernier mois à vélo en Asie centrale. Malgré le fait que la plupart des touristes rencontrés depuis le début de mon voyage m’ont dit qu’ils n’avaient pas aimé le pays, je sentais que j’allais bien m’amuser ici. Puis, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de montagnes et que la majorité des paysages se compose de champs qu’il n’y a rien à voir !

Depuis mon arrivée, il y a seize jours, je ne suis pas déçue. Jusqu’à présent, j’ai visité Samarkand et Khiva, deux superbes villes réputées pour leur histoire et leur architecture. De plus, j’ai mangé le plov, plat national ouzbek composé de riz, de viande de mouton, de carottes, d’oignons et d’épices. Le pain, quant à lui diffère d’une région à l’autre, mais est toujours frais et délicieux ! Puis c’est aussi la saison des récoltes, figues, pommes grenades, raisins, melons, les fruits abondent et j’en profite bien.

Par contre, bien que le pays soit très touristique (surtout chez les groupes d’européens de plus de 50 ans) c’est fou comme je ne passe pas inaperçue, et ce, même quand je ne suis pas sur le vélo ! Je me sens tellement regardée, épiée, que j’ai dû adopter un look plus masculin quand je roule. Je porte maintenant casquette, lunettes de soleil et vêtements sobres et amples. Malgré cela, rien n’y fait, j’entends sans cesse des gens me siffler et me crier de m’arrêter pour parler avec eux. D’après moi, le fait que je sois une fille qui voyage seule et en vélo explique bien des choses, la société ici est encore très ancrée dans les traditions, la femme, normalement, doit se marier le plus tôt possible et avoir des enfants. Les têtes se tournent sur donc sur mon passage et les regards sont très curieux. Parfois,  je sens même ces regards méchants, laissant induire une sorte d’incompréhension à mon égard, du genre, comment peut-elle voyager sans mari ? Malheureusement, toutes ces attentions peuvent à la longue devenir assez lourdes. Bien que je ne remets pas en question la gentillesse des Ouzbeks,  je trouve  parfois difficile la façon qu’ont certains de réagir à ma présence.

Malgré tout, je sais que chaque pays a ses bons et moins bons côtés et l’Ouzbékistan n’y échappe pas.  Au-delà de cela, je me sens tout de même en sécurité ici, le fait qu’il y a énormément d’infrastructures touristiques facilite grandement mon périple et me permet de rencontrer d’autres voyageurs.  Par contre, je sens déjà la fin approcher et cela me rend un peu triste. Ici, je râle un peu contre l’attitude accaparante des Ouzbeks, mais une fois au Québec, je m’en ennuierai !

Les contres (et les pour) du déplacement en autobus

À un certain moment durant mon voyage en Ouzbékistan, je n’ai pas eu d’autre choix que de prendre l’autobus sur un trajet de 500 km. Si vous n’avez jamais emprunté de transport en commun dans un pays en voie de développement, vous ne savez sûrement pas que 500 km équivalent à environ dix heures de bus. Durant ce trajet, vous comprenez j’ai eu amplement le temps de réfléchir, de chialer intérieurement et de m’ennuyer de mon vélo. J’ai aussi eu le temps d’établir la liste officielle des avantages et inconvénients de prendre autobus en Ouzbékistan.

Peut-être cette liste saura convaincre certaines personnes qui hésitent encore à faire un voyage de cyclotourisme !

INCONVÉNIENTS
— Devoir négocier longuement avec le chauffeur, le prix du billet, mais aussi le prix du transport de vélo qui, au final se trouvent à être encore plus cher que le prix du billet même. Ce ?$%?%?? de chauffeur savait bien que j’étais mal prise et que je n’avais d’autre choix ;
— Une fois le billet acheté, il faut attendre que le moyen de transport se remplisse. Lorsqu’il s’agit d’un autobus et que tu es la première arrivée, cela peut s’avérer long (ici on parle de trois heures). Nous ne sommes donc pas libres de partir à l’heure que l’on veut, contrairement au vélo ;
— La position assise durant dix heures peut être beaucoup plus dure sur le corps qu’une journée complète de bicyclette. Pour ma part, c’est mon genou droit qui souffre lors de ce genre de déplacement ;
— Ne pas pouvoir aller aux toilettes quand on veut et où on veut ;
— Etre le centre d’attraction de la part de nos voisins, durant TOUT le trajet. Être observé sans arrêt, même quand on dort ou quand on fait semblant de dormir ;
— Avoir droit à un cours de langue ouzbek intensive d’une durée interminable, et ne pas pouvoir s’en aller. J’ai déjà de la difficulté avec mon russe, est-ce vraiment nécessaire de me traduire toutes les parties du corps,de l’autobus, les paysages, les membres de la famille en Ouzbek ;
— Devoir montrer passeport à la moitié du bus, car il parait que c’est impressionnant un passeport canadien ;
— Arreter à tous les contrôles policiers .

AVANTAGES d’un trajet en autobus
— Aller plus vite (?) ;
— Rencontrer plus de gens dans un espace-temps donné ;
— Apprendre des nouveaux mots en ouzbek, les répéter très fort et faire rire tout le monde ;
— Ne pas mourir de soif, de faim ou d’ennui en parcourant 500 km seule, en vélo dans le désert ;